POURQUOI LES GENS HEUREUX VIVENT-ILS PLUS LONGTEMPS ?

POURQUOI LES GENS HEUREUX VIVENT-ILS PLUS LONGTEMPS ?

« J’ai décidé d’être heureux parce que c’est bon pour la santé », disait Voltaire. Si la sagesse populaire suggère que la joie a un impact positif sur notre santé, voyons ensemble ce qu’en dit la science.  Plusieurs études scientifiques faites sur ce sujet semblent vraiment démonter sans aucun doute que vivre heureux préserve et améliore la santé.

En 2001 le psychologue américain DANNER et son équipe se sont plongés dans les archives d’un grand couvent de sœurs religieuses aux USA, afin d’analyser les lettres de candidature et récits que 180 novices avaient dû écrire à la demande de la mère supérieure lors de leur entrée, dans les années 30. Chacun des mots de l’ensemble des lettres est analysé et classé selon 3 catégories à savoir :

  • Mots exprimant des émotions positives
  • Mots exprimant des émotions neutres
  • Mots exprimant des émotions négatives

Il fut alors possible de repartir les sœurs en 2 groupes selon qu’elles exprimaient beaucoup ou peu d’émotions positives. Voici 2 extraits de récit particulièrement significatifs :

  • Sœur 1 (peu d’émotions positives) : « je suis née le 26 septembre 1906. Je suis l’ainées de 7 enfants, 5 filles et 2 garçons… J’ai passé mon année de noviciat à enseigner la chimie et le latin. Si Dieu le veut, j’ai l’intention de faire mon mieux pour servir notre Ordre, répandre la religion et œuvrer à ma sanctification personnelle »
  • Sœur 2 (beaucoup d’émotions positives) : « en rentrant dans ma vie, Dieu m’a accordé une grâce inestimable… L’année que j’ai passée comme novice à étudier au collège Notre-Dame a été une année de bonheur. Maintenant, je me réjouis intensément de revêtir le Saint Habit de religieuse et consacrer ma vie à l’amour de Dieu »

Les chercheurs ont ensuite simplement examiné combien parmi ces sœurs avaient atteint les âges de 75, 85 et 95 ans.  Alors que les conditions de vie des religieuses étaient parfaitement identiques, l’espérance de vie des 2 groupes étaient totalement différente. Parmi les religieuses qui avaient atteint l’âge de 95 ans, on retrouvait 2 fois plus de sœurs issues du groupe « heureuses ». En terme d’espérance de vie, les scientifiques ont calculé que les sœurs qui exprimaient beaucoup d’émotions positives vivaient en moyenne presque 10 ans de plus que les autres.

Plusieurs études similaires ont été menées et ont démontré avec certitude que les gens heureux vivent plus longtemps et en bonne santé. Comment expliquer cette situation ? La réponse se trouve en partie dans l’influence des émotions sur notre système immunitaire. En plus, il est aussi prouvé que le bonheur aide à prévenir les maladies cardiovasculaires.

En conclusion, toutes les études démontrent que le bonheur n’est pas une conséquence de la bonne santé, mais au contraire, une des causes de celle-ci. Moralité, en cultivant votre bonheur, vous multipliez vos chances de mourir plus tard possible… en bonne santé